Un autre médecin dépêché par la préfecture est venu nous ausculter ce matin au camping. Même si nous ne sommes pas encore morts, à la déception des aficionados qui lisent mon blog avec intérêt (!), notre tension en station debout est basse (la mienne 9). Et suite à notre analyse sanguine d'hier nos taux de globules blancs, glycémie, protides, chlore etc sont naturellement bas pour des grévistes de la faim. Selon ce médecin, notre organisme puise déjà ses réserves dans les muscles et dès la 3ème semaine (mercredi 21/08), les risques de grande faiblesse et de malaise se présenteront inévitablement. D'où mon nouvel appel en direction de la mairie : Monsieur Christian Plantier, maire de Mimizan, on sait que vous n'êtes pas un passionné de corridas, donc vous êtes sensible, le spectacle de la barbarie est-il plus important que deux vies humaines ?...

Ensuite sont venus des journalistes de France3 Aquitaine et de radio France Bleue Gascogne m'interviewer. Merci à eux. Les afiocs, outre leur agressivité et moquerie habituelles, ne savent pas trop comment contrecarrer notre action. Vais-je recevoir une nouvelle plainte de l'Union des villes taurines parce que je fais une grève de la faim ?!... Ils sont si terrifiés voyant notre mouvement pacifique s'amplifier, se populariser, se médiatiser qu'ils sont prêts à tout, et puis je suis devenu une cible pour eux. Mais que s'imaginent-ils, qu'en attaquant lâchement un bénévole associatif et en le faisant payer une contravention grâce au système, ils vont mettre à mal toute la cause anticorrida ?!

J'ai pu faire un peu trempette dans la mer, mon corps en avait besoin, ça m'a remis. Mireille, Nadège et Catherine étaient avec nous pour tracter devant la plage et ont pu dialoguer avec des touristes tous contre la cruauté tauromachique, des locaux qui ne veulent pas de tortures sur les animaux dans leur ville, elles ont pu aussi essuyer les provocations d'une bande d'afiocs alcoolisés de service.

Je remercie PETA de nous soutenir dans notre grève de la faim et dans notre manifestation du 24.