Lorsqu'on est particulièrement dans des circonstances altruistes, les obstacles ont tendance à se dissiper plus facilement. Ce matin au camping, nous devions quitter notre emplacement doté d'électricité, et il n'y avait pas d'autres emplacements de libre, on devait donc partir et j'aurais été gêné pour recharger les batteries de mon netbook et du téléphone. Heureusement nos sympathiques voisins ont accepté que l'on s'installe près de leur tente, lui est soignant dans un service de soins palliatifs (en cas d'urgence, ça peut aider !) et elle, végétarienne. A peine les nouveaux occupants de notre ex-emplacement arrivés, qu'ils nous proposent de nous brancher sur leur électricité ! Que la grâce se poursuive dans l'administration de Mimizan, de la préfecture des Landes et jusqu'au gouvernement pour le bien des taureaux !

Nous ne sommes pas allés nous montrer en front de mer aujourd'hui, car il y avait un conseil municipal à 18h, donc immanquable pour nous. On s'est donc posté avec nos panneaux aux pieds de la mairie et ainsi tous les élus et adjoints nous ont vus. Un élu que j'avais déjà rencontré en 2011 a discuté un peu avec nous et nous demanda jusqu'à quand nous comptions faire notre grève de la faim, Sylvie lui répondit très sérieusement :"Jusqu'à la mort !", fallait voir sa mine déconfite ! A la fin de leur réunion, deux autres élus sont venus nous parler, ils comprennent notre revendication mais sont surpris de notre grève, ils s'imaginent que l'on ne va pas durer. Mais qui peut le dire ?... Tous les gens de la mairie que l'on a pu observés nous ont semblé indifférents devant notre action et durs. Nous n'avons pas vu le maire, depuis le temps que je milite à Mimizan, jamais il s'est montré, c'est un fantôme !

J'ai appris cette après-midi qu'une journaliste connue pour écrire des articles animalistes a refusé de relayer notre action, j'ai honte pour elle... Mais une heure après, une autre journaliste, de France Dimanche, m'a appelé et interviewé, l'article devrait paraitre sous peu, merci à elle.

Ce soir Sylvie est fatiguée, affamée et a la tête qui tourne. Me concernant, j'ai toujours la gnaque, mais demain c'est  peut-être moi qui flancherai comme l'électricité au camping, car au moment où j'écris, panne de courant générale. Bonne nuit !